Le carnet
des mots & des histoires

Bienvenue 2019

le 12 Janvier 2019
publié dans Humeurs

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Le 1er Janvier, il y avait cette lenteur de lendemain de fête. C’est peut être bien le seul jour de l’année où tout est vraiment fermé, il y a longtemps que les jours fériés n’en sont plus, et où les gens restent au chaud, devant un film, deux, ou trois (comme moi). Le 1er Janvier, c’est cette sensation indescriptible qu’on a un peu le droit de ne rien faire parce que personne ne fait rien ce jour-là. Alors on profite. Bientôt, tout s’accélérera et Noël paraitra déjà loin. Le 1er Janvier, on réalise soudainement qu’on est passé à l’année suivante en un battement de cil et qu’on n’a même pas dit au revoir.

Je crois qu’on est nombreux à avoir trinqué en 2018. Ce fut pour moi une année sans compromis, une année où je n’avais pas le choix de faire des choix. Elle m’a remuée dans tous les sens jusqu'à ce que je comprenne. Jusqu’à ce que je saisisse que je devrais prendre des décisions. Je me suis retrouvée plus d’une fois au pied du mur. Et là, il fallait que je grimpe, que je prenne de la hauteur, et que je décide, soit de redescendre et me retrouver de nouveau coincée, soit d’oser sauter de l’autre côté une bonne fois pour toute et qu’on en parle plus. Et pendant longtemps, très longtemps, bien avant 2018 même, j’ai repoussé certaines décisions.

Et puis là, en 2018, c’était plus possible. Alors la vie a fait son œuvre. Et j’ai trinqué. L’automne dernier a été un des plus grands et flippants passages à vide depuis longtemps. Je ne sais pas encore comment j’en suis sortie. Ah si je me rappelle. J’ai suivi ma formation du Niveau 4 en Healing Touch, les soins énergétiques que j’apprends depuis plus d’un an maintenant. Durant ce niveau 4, on fait des soins à tour de rôle et j’en ai reçu plusieurs. Je crois que ça m’a sauvée, en quelque sorte. Je suis arrivée en miettes. Je suis repartie fatiguée, mais « rassemblée ». C’était déjà merveilleux. J’avais oublié ce que ça faisait. Ca faisait des semaines que je me sentais explosée.

Je suis rentrée à la maison, j’ai pris les problèmes les uns après les autres, eu les discussions qu’il fallait, dit les mots que je redoutais. J’avais peur d’un cataclysme. Mais le cataclysme, en fait, c’était avant, c’était l’immobilité, c’était ne pas bouger qui m’avais faite exploser. Un jour, quelques temps plus tard, on m’a demandé comment j’allais et miraculeusement, sans hésitation, j’ai répondu que ça allait, parce que ça allait vraiment. C’est là que j’ai senti un cycle se refermer tout doucement. J’arrivais au bout de quelque chose. On était presque fin Décembre, et c’était bientôt l’heure de faire mon sac pour passer Noël à la campagne.

En 2018, la vie a été aussi têtue que je l’étais. Mais avec le recul, finalement, elle ne m’a jamais laissée tomber. Elle veillait à ce que j’avance, en me mettant dans des situations pas confortables pour qu’enfin, je comprenne. Je crois qu’elle sait bien faire ça pour nous tous, la vie, quand on n’a pas envie de l’écouter.

Voilà. 2018, c’est l’histoire d’une lutte intime entre ma tête et mon cœur. C’est l’année où j’ai eu le premier diplôme de ma vie, qui m’a rendu heureuse et fière, mais où je me suis donnée la chance d’emprunter le chemin dont j’ai envie.

Avec quelques petits jours de retard, je vous souhaite, je nous souhaite, pour 2019, d’être nous-mêmes, jusque dans notre singularité, jusque dans nos paradoxes, je nous souhaite d’être fidèle à nous et même si cela doit bouleverser un peu l’ordre établi, de nous écouter, parce qu’il n’y a que comme ça il me semble que l’on peut être en bonne santé, et heureux.

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